Frise chronologique
1903-1905
Construction de l’immeuble
Construction de l’immeuble
1903-1905 (≈ 1904)
Bâti par Lucien Weissenburger pour lui-même.
3 juin 1994
Inscription partielle
Inscription partielle
3 juin 1994 (≈ 1994)
Maison inscrite (hors parties classées).
12 avril 1996
Classement des vitraux
Classement des vitraux
12 avril 1996 (≈ 1996)
Façades, toitures et cloisons vitrées de Gruber.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Lucien Weissenburger (1860-1928) - Architecte et commanditaire |
Conçoit et habite l’immeuble. |
| Jacques Gruber - Peintre-verrier |
Auteur des vitraux classés. |
| Louis Majorelle (1859-1926) - Ensemblier et ferronnier |
Réalise mobilier et ferronneries. |
| Eugène Vallin (1856-1922) - Architecte et designer |
Conçoit la cheminée céramique. |
Origine et histoire
L’immeuble Weissenburger, situé 1 boulevard Charles-V à Nancy, fut édifié entre 1903 et 1905 par l’architecte Lucien Weissenburger pour son usage personnel. Ce monument illustre parfaitement l’influence de l’École de Nancy, mouvement artistique majeur de l’Art Nouveau en Lorraine. Son architecture et ses décors intérieurs, notamment les vitraux signés Jacques Gruber, reflètent l’esthétique organique et innovante de cette période. Les ferronneries et le mobilier furent réalisés par l’entreprise de Louis Majorelle, autre figure emblématique du mouvement.
La cheminée d’une chambre du premier étage et la frise du bahut de la terrasse, exécutées par la Société Anonyme des Produits Céramiques de Rambervillers, s’inspirent respectivement des projets d’Eugène Vallin et de Louis Majorelle. Ces collaborations soulignent l’interdisciplinarité caractéristique de l’École de Nancy, où artistes et artisans unissaient leurs savoir-faire. Les garages, ajoutés ultérieurement sur la rue des Glacis, modifièrent partiellement l’espace d’origine en empiétant sur le jardin.
Classé Monument Historique, l’immeuble bénéficie d’une double protection : inscription des façades et toitures en 1994, puis classement des cloisons vitrées de Gruber en 1996. Ces mesures préservent un patrimoine unique, témoin de l’âge d’or de l’Art Nouveau nancéien et de son rayonnement européen. La précision de sa localisation, notée 7/10, atteste d’une documentation historique solide, bien que certaines zones d’ombre subsistent sur son usage initial.